La crise des partis d’opposition ou la crise de la démocratie libérale

dans la rubrique Chroniques égyptiennes 2006

Amr Abdul Rahman, "La crise des partis d’opposition ou la crise de la démocratie libérale", in Chroniques égyptiennes 2006, Le Caire, Cedej, 2007


Résumé

L’année 2006 a été un moment de vérité pour les partis égyptiens non islamiques. Leur fragilité est l’un des enseignements les plus significatifs des élections législatives de 2005. Leur échec à profiter des mesures d’ouverture politique limitée qui ont marqué 2005 a poussé l’aile réformiste à prendre le pouvoir de nombre de ces partis ou d’à imposer des décisions réformistes à leurs directions. Alors que certains leaders s’y sont pliés, d’autres ont résisté, menant ainsi leur parti au bord de l’explosion. Cet article tente d’envisager l’avenir de ces mesures réformistes et de comprendre si ces partis seront capables de raviver leur base sociale de manière à aller au-delà du déséquilibre frappant entre l’opposition islamique et les forces non islamiques. Analyser les tentatives de réforme dans le contexte plus large des développements politiques qui ont eu lieu en 2005 rend particulièrement incertaine la vie partisane qui devrait éclore dans un futur proche, c’est-à-dire avant les élections législatives et présidentielle à venir, en 2010 et 2011.


The Opposition Parties Crisis or the Crisis of Liberal Democracy

Abstract

The year 2006 was a moment of truth for the Egyptian non-Islamic parties. Among the most significant results of the 2005 parliamentary elections, the exposure of the non-Islamic opposition’s fragility comes first. The opposition parties’ failure to benefit from the limited political openness measures that marked 2005 has pushed the reformist wings to seize power in a number of these parties or to impose reformist decisions on the parties’ leadership. While some of the leaders complied with these reformist attempts, others resisted them, thus leading their parties to the edge of explosion. The paper tries to figure out the future of these reformist measures and whether they will be able to revive the parties’ grassroots in a way that comes over the striking imbalance between the Islamic opposition and the non-Islamic forces. Analyzing the reform attempts within the wider context of the political developments that took place in 2005 and 2006 makes it unexpected for partisan life to bloom in the near future, that is, prior to upcoming parliamentary and presidential elections in 2010 and 2011 respectively.